L’autobiographie qui parle de nos vies à toutes (enfin, je crois)

pile-de-livres

Nouvelle rubrique les amis ! 100% littéraire, s’il te plait.

Pour tout dire, depuis le début de ce blog, j’ai toujours eu envie de parler de livres. Juste parce que c’est une des choses les plus essentielles dans ma vie (excusez du peu!). « Boire une bonne bière » figure aussi dans la liste des choses les plus essentielles dans ma vie (faut pas pousser non plus).

Les livres que j’ai aimés font partie de moi. Ils sont comme une grande maison dans laquelle je vis sereinement. Du coup, quand on écrit un blog, ça parait logique que partager un truc aussi « énorme ». Sauf que je suis nulle en chronique littéraire, incapable d’écrire une critique sur un bouquin.

J’ai toujours détesté tout ce qui « décortique » un livre. Au lycée, l’exercice du « commentaire de texte » me faisait horreur. Je trouvais ça nul et vulgaire. Un livre, ça ne s’explique pas en disséquant son champ lexical. Un livre, c’est du sang, de la joie, des larmes, de l’émotion. C’est un truc vivant qu’on ne devrait pas essayer de faire rentrer dans des cases.

Alors comment parler des livres sans leur faire offense ?

Vaste question.

A laquelle j’avais décidé de ne pas me frotter.

C’était sans compter sur mon homme qui, l’air de rien, a toujours le chic pour me rappeler les choses importantes que j’ai décidé, à tort, de laisser moisir dans un coin.

Un soir, lui qui ne me parle pour ainsi dire jamais de mon blog, me sort un truc du genre « je ne comprends pas pourquoi tu ne parles pas des livres que tu lis sur ton blog ».

Après avoir répondu « parce que je ne sais pas écrire sur les livres », j’ai cependant continué à repenser à la remarque de mon homme. Ca me trottait dans la tête. Et j’ai essayé d’imaginer un moyen, une solution. Et puis, j’ai eu une petite idée…

Prêt ?

On y va !

et devant moi

On va donc parler du récit autobiographique de Joyce Maynard, « Et devant moi, le monde »

Mon idée pour présenter ce livre et de répondre à un questionnaire qui ne parle pour ainsi dire que « d’émotion » … bref, de tout ce qui rend un livre si magique (et essentiel, donc).

1/ Comment ce livre est-il arrivé jusqu’à moi ? (cette question parce que je suis persuadée que le chemin emprunté par les livres pour venir jusqu’à nous raconte déjà beaucoup de choses)

J’ai découvert son existence et j’ai eu furieusement envie de le lire en lisant le billet que la blogueuse Caro de « PENSÉES BY CARO » (alias une des blogueuses que je préfère pour ne pas dire LA blogueuse que je préfère). Avant cela, le nom de Joyce Maynard m’était totalement inconnu.

2 / Qu’ai-je pensé tout de suite après avoir lu la dernière phrase ?

Ecrire, c’est parler. C’est un acte qui libère… qui soulage.

3 / Pourquoi ce livre fait-il « du bien » ?

Parce que cette femme nous parle de sa vie avec honnêteté. Elle raconte les difficultés, les erreurs, les espoirs, les bonheurs, les réussite et tout ce qui fait une vie avec une immense sincérité. Parce qu’elle cherche à comprendre, à faire le point sur sa vie. C’est troublant parce qu’on ressent forcément comme un effet miroir à un moment ou à un autre de son récit.

4 / Quel extrait concentre l’esprit du livre ?

J’en ai relevé plusieurs, à la fin du livre. Les deux les plus significatifs sont sans doute ceux là :

« Pour l’essentiel, ce livre parle de la vie d’une femme, ainsi que de la honte et du secret »

« Tant que sera remis en cause le droit d’une femme à raconter son histoire, on permettra que se reproduise le même schéma dangereux et dommageable vécu par les générations précédentes. L’outil le plus puissant que possèdent la plupart d’entre nous, c’est sa voix. Si on nous l’enlève, que nous reste-t-il ? »

5 / Est ce que j’ai pleuré ?

Non, mais ça c’est joué à rien du tout quand j’ai lu le passage où elle publie la réponse que son fils à faite à une des lectrices qui lui reproche vivement d’avoir écrit ce livre alors que ses enfants sont en âge de le lire. Gros moment d’émotion…

6 / Quelques jours après l’avoir refermé, que me reste-il de ce livre ?

J’ai envie d’écrire à Joyce Maynard pour lui dire « merci » (mais je ne le ferai sans doute pas). Ce livre fait écho à des tonnes de choses en moi et sans doute, plus que tout, à une des plus douloureuses décisions que j’ai prise jusqu’ici. Après l’avoir lu, je me sens profondément rassurée. J’ai le sentiment d’avoir vraiment fait le bon choix. Celui de parler pour se libérer.

7 / et maintenant ?

« Long week end » (du même auteur) fait partie dans ma liste des livres à livre !

Voilà, c’est fini. Maintenant, si tu as un livre à me conseiller, n’hésite pas ! Ca créera un nouveau chemin magique entre un livre et moi.

Et sinon, demain, on essaiera d’être un peu plus « détendu du genou ». On parlera chiffon ou cupcake, histoire de pas se la jouer intello tous les jours 🙂

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6 réflexions sur “L’autobiographie qui parle de nos vies à toutes (enfin, je crois)

  1. J’aime beaucoup les articles parlant des impressions laissées par un livre, encore plus lorsqu’il ne s’agit pas de la sortie littéraire du moment. Les blogs permettent une parole plus libre, moins formatée et moins intéressée…
    Mes derniers gros coups de cœur littéraires : les Lisières d’Olivier Adam (l’histoire d’amour est la partie qui m’a le moins séduite mais l’analyse de la société -en particulier les lisières des villes- m’a bouleversé) et Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan. Ma petite déception : la trilogie 1Q84 de Murakami, je devais en attendre trop après avoir lu moultes critiques élogieuses…

    • Oui, moi aussi c’est l’impression, le sentiment, la « sensation » qui m’intéressent quand quelqu’un parle d’un livre. Je n’ai pas lu « Les lisières » mais je vais m’y intéresser. Quand à Murakami, j’ai beaucoup aimé plusieurs de ses livres mais ça fait plusieurs années que je n’y suis pas revenue. Sinon, j’ai été complètement bouleversée par le livre de Delphine de Vigan. J’ai vraiment adoré. Un énorme moment de lecture !

    • Merci Mathilde ! 😉
      J’adore l’idée que ce blog nous offre la possibilité de continuer à parler « lecture ». Depuis que tu es partie, j’ai toujours une pensée pour toi quand je passe devant la médiathèque ;-)))) (je pense donc à toi quasiment tous les jours !)

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