Le boulot, ce fournisseur officiel de déprime (ou pas) et un peu de « bonheur » pour compenser

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Jeudi, je suis retournée au bureau après quelques jours off durant lesquels :

– j’ai revu une partie de ma famille et j’ai passé un bon moment (ça n’a l’air de rien dit comme ça mais étant donné le marasme familial dans lequel je vis depuis 2 ans, c’est vraiment quelque chose d’exceptionnel, crois moi !)

– j’ai accompagné mon fils à une sortie scolaire (durant laquelle je me suis dit que j’aurais adoré être institutrice de maternelle tellement le monde des enfants me fascine)

– je suis allée chez le coiffeur (j’ai une vie trépidante)

– j’ai eu une « vraie » discussion avec mon homme. Le genre de discussion qui commence mal (ou en terrain miné) mais dont tu ressors en te disant qu’un des meilleurs choix que tu ais fait dans ta vie est bien celui d’avoir décidé un jour de faire un bout de chemin (ou ta vie si plus et affinités) avec cet homme. Notre histoire aura bientôt 10 ans et ce soir là, j’ai senti que j’étais repartie pour 10 ans de plus (au moins). Mon chéri, si tu me lis, ce message est donc pour toi. Parce que je t’aime. Infiniment.

Donc, après tout ça, je suis retournée au bureau.

Et là, mon dieu,……. patatra. Ambiance « mois de novembre puissance 10 000 » : du gris, du froid humide, de la morosité et tout le tralala bien pourrave qui va avec. « Glauque Land », c’est mon bureau. En plus, je suis débordée, donc j’ajoute le mot stress au tableau. Manque plus qu’à installer une corde pour se pendre dans le couloir et c’est bon.

A un moment, entre stress et morosité, je me lève pour aller aux toilettes. Quelques minutes off. C’est toujours ça de pris. En sortant, je croise cette femme que je vois tous les matins en arrivant. C’est la femme de ménage. Quand j’arrive au bureau vers 8h,  elle est souvent là. On se salue, se dit « bonjour ». Il y a toujours un sourire sur son visage même si elle a l’air fatiguée. Je l’aime bien cette femme. Je ne sais pas pourquoi mais je l’aime bien.

Alors que j’étais en train de me laver les mains. Je lui demande « Ca va madame ? Vous travaillez encore ? Pas trop fatiguée ? ». Elle commence à me parler un peu. Je lui pose d’autres questions. Elle est contente de discuter, je pense. De s’arrêter un peu de « bosser » aussi sûrement. Moi aussi ça me fait du bien de discuter avec elle. Alors je pose d’autres questions.

Cette femme à une cinquantaine d’années. Elle se lève tous les jours à 3h du mat pour être au boulot à 5h. Elle vient à pied parce qu’à 4h du mat, il n’y a pas de métro et pas de bus. Elle a perdu son mari il y a 2 ans. Un cancer foudroyant qui l’a privée de son homme après 40 ans de vie commune. Elle dit de lui qu’il était « toujours calme avec les enfants et les gens ». Elle dit ça avec des larmes dans la voix. Elle a eu 5 garçons et me dit qu’elle continue à vivre pour eux mais qu’elle est terriblement triste. Elle pleure.

On a discuté 20 minutes et puis quelqu’un est entré pour aller aux toilettes. Fin de la discussion.

Dans le couloir pour retourner à mon bureau, j’ai pensé à ma mère et à ce putain de cancer qui l’a foudroyée en quelques mois. Elle aussi était toujours calme avec les enfants et les gens. Il doit y avoir une loi cosmique qui dit que les gens qui ont atteint la cinquantaine et qui ont toujours étaient calmes avec les enfants et avec les gens doivent quitter ce monde. Il doit y avoir un endroit, quelque part, où l’on doit avoir besoin d’eux. Ca doit sûrement être ça la « raison ».

Je suis retournée à mon bureau. L’ambiance était toujours aussi pourrie. Mais la vie continue.

Bon et maintenant, parce que j’ai pas envie de te laisser sur une note moisie et que c’est bientôt Noël (ben oui, quand même, merde alors !), voici un mini « Du bonheur en veux-tu ? En voilà ! ».

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Sur son blog, la créatrice de ZÜ nous offre de télécharger du papier et des étiquettes pour nos cadeaux de Noël. Avec ça, ils seront aussi beaux à l’extérieur qu’à l’intérieur !

Si ça te dit, c’est par ici que ça se passe !

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L’illustratrice, blogueuse, collègue et copine « Almandre » a ouvert une boutique dans laquelle (bonheur) tu peux acheter les petites merveilles qu’elle dessine, le tout arrivant chez toi imprimé et encadré (ou pas) grâce à la magie de La poste (oui, La Poste, c’est magique). Le seul petit truc chiant c’est que les dimensions sont en pouces (argh !). Mais comme je suis sympa, compréhensive et pleine d’empathie, je t’ai trouvé un petit site sur l’internet mondial qui va t’aider à résoudre ce petit souci : le convertisseur de pouces en centimètres, c’est ici les amis !

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et voilà, bon week end (je vous aime… oui, je suis comme ça !).

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2 réflexions sur “Le boulot, ce fournisseur officiel de déprime (ou pas) et un peu de « bonheur » pour compenser

  1. ca fait du bien, des p’tits brins de bonheur comme ceux là …
    et c’est toujours lorsqu’on se retrouve en face de personne qui sont dans des situations pires que les notres, mais qui gardent le sourire … qu’on les admirent .. qu’on culpabilise et on se promet de ne plus déprimer …

    • Oui, je pense qu’il faut toujours savoir regarder « ailleurs » pour prendre du recul sur ses propres soucis. Et puis, je pense que l’empathie est une vraie force positive (mais qu’il faut aussi savoir mesurer car on peut très vite être submergé par « toutes les misères du monde » sinon !).

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